Notre pays dispose de sérieux atouts dans la course mondiale pour l’intelligence artificielle. Mais celle-ci pâtit d’une mauvaise image en France, déplore Ken LeCoutre, des Vendredis de la Colline.

Choix symbolique : « La Ville de Paris a été préférée à Londres pour accueillir la division FAIR [Facebook Artificial Intelligence Research] de la firme américaine, division chargée de mener des projets de recherche en intelligence artificielle; de quoi se rassurer quant à la capacité de la France à jouer un rôle majeur dans le monde technologique qui se dessine. »

Excellence scientifique : « La France a produit près du quart des médailles Fields de la planète. En matière d’intelligence artificielle, le CNRS et l’Inria sont les fers de lance. Ce dernier[…] organise la recherche et favorise l’émergence des jeunes pousses françaises du secteur. »

Start-up emplématiques : « Citons l’exemple de Snips, qui a levé 5,6 millions d’euros en 2015 […]. De même, le développement de Niland, Jam, Julie Desk et Riminder […], ainsi que celui de Craft ai […] constituent autant de preuves que notre écosystème national dispose de formidables ressources entrepreneuriales. »

Craintes éthiques : « Pourtant, il semble que la population française soit singulièrement réticente à l’autonomisation croissante des machines. Tandis que du côté anglo-saxon, 36 % des Britanniques […] et 22 % des Américains pensent que l’IA représentera une menace pour l’humanité, la tendance hexagonale est tout autre : une étude réalisée par l’Ifop […] conclut que 65 % des Français sont inquiets du développement de l’IA. »

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